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( 21 mars, 2014 )

Article 15 / Après 2 mois allongé, enfin debout !

 

Vendredi 21 Mars 2014

2 mois jour pour jour que j’ai eu la jambe coupée en 2 mais avec beaucoup de chance, de volonté et une sacré équipe (urgence,chirurgiens, infirmières, caisson, matériel technique, had, ambulancier bref le système médical français), celle-ci a pu être sauvée; Aujourd’hui une seconde étape a commencé, mardi 18 Mars , mon rdv avec les chirurgiens plasticiens m’ont confirmé la date d’une greffe de peau pour lundi 31 Mars à St Roch pour 6h45 du mat et bétadiné svp, avec le trajet/et la douche spéciale, je dois me lever vers les 4h du mat; Il est prévu que je reste une seule nuit, puis retour chez moi le lendemain en HAD avec le TPPN jusqu’au 4 avril, le caisson ? lui se termine le vendredi 28 mars, bref tout va se « terminer » en 1 semaine en gros, le caisson, le tppn et l’attente d’une greffe de peau depuis la reconstruction de cette plaie ouverte en l’espace de 2 mois et demi.

La suite, va relever plus de la patience et surtout d’une sacrée bonne volonté de rééducation durant plusieurs mois mais il faut bien tout cela pour passer à travers une certaine fatalité parfois extrémiste…

Maintenant que je suis debout, la volonté a changé d’ailleurs j’en arrive à faire du Taï-shi , c’est à dire jambe à l’horizontale et bras en croix , l’équilibre et l’inertie parfait deviennent mon nouveau jeu de « séduction », si ma jambe gauche arrive à tenir tout mon corps en équilibre après 2 mois de repos (elle aussi), il va falloir l’apprendre à celle de droite durant ces mois à venir…

Tout doucement, j’ai commencé ma rééducation seul car aucun kiné ne veut monter à Sainte Agnès (trop loin) mais c’est pas grave, le chirurgien m’a montré en gros ce qu’il fallait que je fasse, les seuls exercices à faire pour le moment sont de muscler le genou droit(je pédale dans le vide allongé sur le dos), bouger manuellement les orteils en les pliants vers le haut et le bas ainsi que la cheville totalement bloquée à l’angle droit, à faire quelques minutes par-ci par-là plusieurs fois par jour, je sens déjà la différence car j’ai moins mal la nuit pour dormir;

Le nerf sectionné a été recousu et est entrain de se remettre en place car je commence à ressentir quelques sensations au touché sous la plante du pieds sur certains endroits, ce n’est pas gagné mais bon signe, j’y crois! et ne peux qui croire jusqu’à la fin…. Je suis parti minimum sur un an et je n’ai fait que 2 mois donc ça va, lentement mais sûrement.

 

( 16 mars, 2014 )

Article 14 / Qu’est-ce que le HAD

had

Qui sommes-nous ?

L’Hospitalisation à Domicile de Nice et Région a été créée en 1972, sous la forme d’une Association à but non lucratif.

Près de 180 patients sont suivis quotidiennement.

Une quarantaine de communes, de Menton jusqu’à Antibes/Juan-les-Pins inclus, en passant par toutes les collines jouxtant le bord de mer, bénéficient des services de l’HAD Nice (voir la carte).

L’Hospitalisation à Domicile de Nice et Région s’adresse aux patients, quel que soit leur âge, atteints de pathologies aigues et/ou chroniques nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire ; elle peut intervenir en Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) sous certaines conditions, la maison de retraite et l’EHPAD étant dans ce cas le substitut du domicile.

L’hospitalisation à domicile de Nice et Région a développé des partenariatsavec un grand nombre d’établissements de santé tels que le Centre Hospitalier Universitaire de Nice, le Centre Hospitalier d’Antibes/Juan-Les-Pins, le Centre Hospitalier de Menton et celui de Monaco, les établissements de santé privés à but lucratif ou non lucratif, certains réseaux, les unités spécialisées, telles que les Unités de Soins Palliatifs, offrant un niveau d’expertise utile à la prise en charge et au suivi de certaines pathologies graves et évolutives en HAD.

L’HAD, pourquoi ?

Elle répond à la demande de patients souhaitant réintégrer leur domicile après avoir bénéficié du plateau technique hospitalier, ou voulant éviter une hospitalisation dès lors qu’un plateau technique n’est pas nécessaire.

Elle répond à la hausse du nombre de patients atteints de pathologies multiples, au vieillissement de la population, au progrès des techniques, aux thérapeutiques appliquées, à la nécessité de limiter les dépenses de santé et à la volonté de réduire les durées d’hospitalisation.

L’HAD Nice s’inscrit dans une organisation de soins, externalisée et pluridisciplinaire.

L’admission

Le patient est hospitalisé dans un établissement de santé :

Il reçoit de la part des personnels de ce dernier une information sur les conditions de la poursuite possible des soins à son domicile, avec l’HAD.

Après évaluation médicale conjointe du médecin traitant et du médecin coordonnateur de l’HAD et en accord avec la Direction de l’HAD, l’admission proprement dite est effectuée, vérification faite par l’HAD du lieu d’accueil, de l’environnement familial et amical du patient et de son assurance maladie.

Le délai moyen de l’admission à partir de la date de demande est de quelques heures, s’il y a urgence, à 48 heures.

L’admission est assurée par l’infirmier chef référent du patient (et/ou éventuellement par l’infirmier référent), de préférence en présence du médecin traitant.

Le contenu de l’admission, indépendamment des aspects logistiques, administratifs et sociaux, se concrétise par l’élaboration du projet thérapeutique d’un commun accord entre le médecin traitant et le médecin coordonnateur de l’HAD référent du malade.

La prise en charge médicale et son suivi peuvent se poursuivre.

> La mission de l’HAD

Avec l’HAD Nice :

  • Vous êtes soigné(e), quel que soit votre âge et votre pathologie, chez vous (à l’exception de la psychiatrie avérée)
  • Tout assuré(e) social(e) dont les droits sont ouverts bénéficie d’une prise en charge financière par sa caisse d’assurance maladie
  • Une Assistante Sociale vous aide dans vos démarches administratives et met tout en œuvre pour votre maintien à domicile
  • Le médecin coordonnateur et le cadre infirmier assurent la qualité et le suivi des soins
  • Infirmiers(es), aides-soignants(es), kinésithérapeutes, orthophonistes, psychologues, diététiciens, interviennent selon vos besoins évalués par l’HAD
  • Vous êtes assuré(e) que le personnel est formé à toutes techniques de soins (pompe à morphine, ventilation assistée, …)
  • Vous conservez, sauf obstacle majeur, le choix de votre médecin traitant, de votre pharmacien et de votre laboratoire d’analyses médicales
  • Le matériel médical est mis à votre disposition par nos soins, selon les besoins générés par votre état de santé (lit médicalisé, fauteuil roulant, …)
  • Les réponses à vos appels téléphoniques sont assurées 24h/24 et 7j/7

Le choix par le patient d’être « hospitalisé » à son domicile exprime une volonté personnelle de demeurer dans son cadre de vie, avec ses propres repères de vie.

Sa décision, malgré les quelques inconvénients ou difficultés générés par ce choix est, en règle générale, mûrement réfléchie car favorisant sans doute le maintien du lien familial et amical en même temps que la possibilité d’être soigné à son domicile.

 

( 16 mars, 2014 )

Article 13/ Mes soins et mes occupations du 25.02 au 14.03.2014

 

Je suis passé à 1 caisson par jour depuis le 25 février et suis libre maintenant le weekend, 7 jrs/7 un infirmier me rend visite pour me pratiquer ma piqûre anticoagulant et faire le point sur mes douleurs et autres renseignements , il change mon tppn 2 fois par semaine.

Je passe mon temps derrière internet, j’écris sur mon blog, j’écoute de la musique ou regarde la tv et commence à m’auto-pratiquer des mini séances de kiné  en me pliant les orteils et la cheville à la main et doucement (sur les conseils du doc depuis le 14 mars) afin de remettre un peu de souplesse dans ce pied qui est devenu complément rigide; j’essaye de m’occuper sans trop penser à l’ennui mais il n’est pas évident de rester la journée entière à attendre chez soi que le temps passe…

Vendredi 14 mars, j’ai rendez-vous avec le chirurgien qui m’a sauvé la jambe pour un contrôle, pour lui la plaie est superbe et me dit que pour lui le caisson ce n’est plus la peine sauf si le caisson hyperbare le souhaite pour leurs propres études, c’est déjà une bonne nouvelle car les derniers caissons à venir sont la semaine qui vient; il me dit aussi que je peux maintenant utiliser les béquilles en respectant certains mouvements pour éviter que le pied ne gonfle pas trop en fin de journée. Bref , je suis revenu chez moi ce soir et j’ai tout de suite demandé à des potes de me prêter une paire de béquilles en attendant la livraison lundi par le HAD histoire de passer le weekend en mouvement et pouvoir maintenant monter au St Yves pour prendre mes repas.

J’ai des béquilles et mes premières sensations sont de sentir un flux sanguin traversant mon mollet pour aboutir aux extrémités, oula on le sent passer, je ne vais pas trop forcer ces premiers jours, c’est chaud et dois reprendre tout un équilibre dans mes mouvements sur une patte, je vais prendre mon temps avant de galoper…mais bon une nouvelle étape de 2 mois commence et attends d’ici mardi 18 mars le rdv avec les plasticiens pour une date de confirmation pour la greffe et maintenant, je peux enfin descendre à Menton au commissariat pour faire ma déposition et mon dépôt de plainte concernant cet accident survenu le 20 janvier 2014 à 12h18 afin de faire avancer et instruire le procès verbal, allez je téléphone à l’enquêteur pour un rdv avec lui la semaine prochaine…

 

( 15 mars, 2014 )

Article 12 / évolution de la plaie du 23.01 au 24.02.2014

évolution de la plaie du 23.01 au 24.02.2014
Album : évolution de la plaie du 23.01 au 24.02.2014
grâce au caisson hyperbare et au fait d'arrêter de fumer de jour au lendemain, j'ai évité l'amputation de ma jambe droite en-dessous du genou
11 images
Voir l'album
 

Lundi 24 février

Cela fait 3 jours que je suis de retour à « mon appart », à vivre en solo sur un fauteuil de bureau à roulettes à me déplacer entre les toilettes, la cuisine, le salon et la chambre; Je continue à faire mes 2 caissons hyperbare /jour mais aujourd’hui c’est l’évaluation et le changement du pansement TPPN par l’équipe médicale du caisson.

Une infirmière et un docteur sont là pour vérifier l’état de la plaie, le docteur est super satisfait et décide qu’à partir de demain, je vais passer à 1 caisson/jour au lieu de 2 et que le weekend ce sera fini, bref de 14 caissons/semaine je passe à 5 caissons par semaines; C’est une méga bonne nouvelle, je vais pouvoir respirer un peu plus chez moi au lieu de passer mes journées au caisson hyperbare, d’un autre côté , c’est bien grâce à cette machine et le fait d’avoir arrêté de fumer que l’on a sauvé ma jambe de l’amputation car la nécrose a été omniprésente durant 2/3 semaines…

Durant l’évaluation et les prises photographiques, j’ai demandé au docteur de me fournir les photos qui ont été prises depuis le début (de mon premier caisson au cinquantième ~) et vous fourni aujourd’hui cette séance de l’évolution d’une plaie charcutée à une plaie presque belle à être greffée….

 

( 15 mars, 2014 )

NIVEAU 2 – Article 11/Sortie d’hôpital après 32 jours…

 

NIVEAU 2 : Relationnel

Vendredi 21 Février

6JACK (8)

 

MERCI à toute l’équipe de l’Hôpital Saint Roch pour vos soins, votre attention, et de ce temps passé à vos côtés à croire à ma guérison, chose faite!!!Merci, Merci et très bonne installation dans vos nouveaux locaux à Pasteur 2 (tout neuf, tout beau, « vierge de bactérie », lol!!)

Quelques jours se sont passés depuis la pose du TPPN lundi 17.02 et que l’on doit d’ailleurs me changer aujourd’hui avant mon départ vers chez moi; Et oui, avant hier la cadre responsable du service trauma est venue m’annoncer mon départ ce vendredi 21.02 vers 14h en direction de mon domicile en HAD (hospitalisation à domicile) et non vers un centre de rééducation et ceux pour plusieurs raisons, 1:le tppn n’est pas pris en charge dans ce genre de structure et 2: car ma plaie ouverte n’est toujours pas fermée, que la greffe est prévue d’ici 1 mois et donc toute rééducation est impossible pour le moment.

Toute une logistique est entrain de se mettre en place pour cette HAD, l’organisation de mes allers/retours en ambulance caisson/maison/rdv chirurgiens , les soins des infirmiers au quotidien(avec le changement du tppn 2 fois par semaine, la livraison des produits 1 fois par semaine pour toute la semaine, le choix d’une pharmacie à ma convenance pour l’achat des anticoagulant, le choix d’un laboratoire pour mes prélèvements 2 fois par semaine durant 45 jours, l’organisation de mes plateaux repas 2 fois/jour qui me sont livrés à la maison et concoctés par le restaurant du St Yves à Ste Agnès, préparer mon appart aux déplacements divers, coin toilette pour me laver car la douche n’est pas d’actualité lorsqu’on a la jambe à l’horizontale encore pendant 30 jours.

Tout à l’air de se mettre en place, il est 6h30 et j’ai déjà préparé mon sac depuis hier , prêt à partir…j’attends, j’attends et rien ne se passe??? 11h30 enfin on décide de m’amener à la radiologie pour me faire une radio de contrôle avant mon départ, je suis de retour en chambre à 13h mon plateau repas m’est servi.

14h, une infirmière vient m’enlever le tppn de l’hôpital afin que ma plaie soit contrôlée par les chirugiens plasticiens avant mon départ, les ambulanciers sont entrain de m’attendre depuis 13h45 et l’infirmière HAD m’attend à Sainte Agnès pour 15h; ça y est, la plaie est contrôlée et remise sous pansement tppn sans la machine , me voilà sur le brancard direction la sortie, merci St Roch, merci à mes sauveurs de la chirurgie et surtout merci à la chance mais ce mois entier passé dans vos locaux m’aura fait presque oublié que j’avais un chez moi.

Je sors de là, et commençons à emprunter l’autoroute du Soleil direction Menton, il fait beau et j’en ai les larmes aux yeux tellement je suis heureux de rentrer chez moi et retrouver mon petit bouboun que j’ai laissé « presque seul » durant 1 mois, mes amis(es), l’ambiance de ce petit village mais surtout d’y retourner avec une jambe entière certes loin d’être guérit, un nouvel espoir renaît, je vais à la rencontre de ma nouvelle chambre où là aussi je vais être enfermé durant un long mois la jambe à l’horizontale jusqu’à ces fameux 60 jours où j’aurai droit aux béquilles vers mi-mars.

15h30, l’infirmière HAD d’admission arrive et commence à m’expliquer toute la logistique et l’organisation de leur structure, nous restons bien 2 heures ensemble à remplir des papiers divers et comprend très vite que je deviens à l’identique le patient que j’étais à l’hôpital St Roch sauf que maintenant, je vais devoir être autonome et sans réel « assistanat » comme dans une chambre d’hôpital où il suffit d’appuyer sur une sonnette pour faire venir une infirmière; je me rend compte que ce nouveau mois ne va être si simple mais bon je reviens de loin et ne suis pas seul, il y a Jack la canaille…

Il est 17h30, et un autre infirmier de l’HAD arrive pour me faire mes premiers soins et m’installer son tppn portable; 18h un ami vient récupérer ma liste de course à faire au supermarché, je commence à préparer mes positions, mes déplacements, les coussins que je pose un peu partout pour ma jambe folle, je range mon sac, le temps passe vite lorsqu’on avance à 2 à l’heure dans un fauteuil de bureau à roulettes.

Mon premier plateau repas m’est apporté, je ne réalise pas encore bien mon retour et prévoit déjà demain et ce weekend pour la continuation des caissons hyperbare durant toute la journée et avec le fait d’être pour 8h du mat à Pasteur, bref je ne m’attarde pas trop et dois aller me coucher dans un lit différent et non médicalisé, houlala, ce n’est pas pareil pour la jambe et le pied, ça me fait mal et j’ai beaucoup de mal à trouver une position convenable, aie aie aie ma première nuit s’annonce très dure(je prends 2 doliprane), mais bon pas trop le choix, je suis en entier et chez moi, demain est un autre jour….

 

( 12 mars, 2014 )

Article 10/ Une nouvelle machine de guérison : le TPPN

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Lundi 17 Février

Wahou! Qu’est-ce que c’est que ce truc ???

Voili voilou qu’ils arrivent 2 infirmiers à 20h devant mon lit après juste être revenu du caisson hyperbare à l’hôpital Pasteur.Que vont-ils me faire ?

L’un deux commence à me défaire de mon ancien pansement traditionnel à base de compresses standard et à me nettoyer la plaie pour la préparation à l’installation d’un nouveau système de pansement hermétique aspirant 24h/24 les exsudats et reconstruisant les chairs en profondeur.

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Une mousse noire épaisse de 3/4 cms est taillée sur un champ stérile à la dimension + ou – exacte de la plaie et, appliquée directement sur la plaie ouverte , recouvert d’un immense adhésif englobant la mousse autour de mon mollet entier, un trou dans la mousse et l’adhésif est percé pour y mettre par le dessus une pompe avec un tuyau qui sera relié à cette nouvelle machine sensationnelle que l’on appelle le TPPN et que l’on porte accroché à un lit (si gros format ~800ml) ou à l’épaule (si petit format ~300ml).

Mais qu’est-ce que le TPPN ??? (traitement des plaies à pression négative)

http://www.infectiologie.com/site/medias/JNI/JNI09/IDE/SENNEVILLE_VAC-JNI09.pdf

Les principes de la pression négative

Le traitement des plaies par pression négative (TPPN) applique une dépression au-dessous de la surface de la plaie pour aider à accélérer la cicatrisation. Le TPPN se compose d’un pansement (mousse ou gaze), d’un drain inséré à l’intérieur du pansement, et d’un film transparent qui sont tous reliés à un dispositif d’aspiration.

Le TPPN est particulièrement utile pour :

  • Favoriser la formation du bourgeon charnu
  • Diminuer la charge bactérienne
  • Rééquilibrer le taux d’hydratation
  • Améliorer la perfusion

Le TPPN est indiqué pour les patients présentant les types de plaie suivants :

  • Chronique
  • Aiguë
  • Traumatique
  • Plaies subaiguës et déhiscentes
  • Escarres
  • Ulcères diabétiques
  • Brûlures du deuxième degré
  • Lambeaux et greffes

Le TPPN est contrindiqué pour :

  • Les tissus nécrotiques avec escarre
  • L’ostéomyélite non traitée
  • Les tumeurs malignes dans la plaie (à l’exception des soins palliatifs pour améliorer la qualité de vie)
  • Les artères, veines, organes ou nerfs exposés
  • Les fistules non entériques et non explorées
  • Les sites anastomotiques

 

( 8 mars, 2014 )

Article 9/ Vivre ou Mourir !

Mercredi 12 Février 2014

Il est 19 h et cela fait 3 jours que je vis « en colocation » avec un vieil homme de 87 ans venant d’une maison de retraite et qui s’est fracturé une cervicale,  il est à 2 doigts de mourir autant si il reste en stand by que si on venait à l’opérer, de plus le brave malheureux est atteint d’Alzheimer (ce qui n’arrange pas son cas pour ce souvenir qu’il ne doit absolument pas bouger sinon le moindre mouvement et c’est la fin!).

Ancien joueur de football professionnel à l’époque de Kopa dans l’équipe de Nice et Bastia, j’essaye de lui parler pour lui remonter le moral mais n’ayant pas toute sa tête, il recommence à nouveau à crier, râler, vouloir sortir de son lit, ou de se débrancher les perfusions toutes les 5 mns, en plus il respire comme si il soufflait avec une paille dans l’eau; Bref,j’ai l’impression qu’il a envie de mourir et veut en finir avec la vie.

C’est déjà un combat pour se motiver mais là , c’est la cerise sur le gâteau, une « convalescence » comme si j’étais déjà arrivé à la fin de ma vie, dans une maison de retraite!C’est dur et pas évident de supporter son mal, de se supporter lorsqu’on est invalide, d’essayer de trouver des buts, des motivations, des envies, des passions mais rien n’y fait lorsqu’on a, à côté de soi la mort qui vous respire sous le nez ou qui vous l’inspire chaque seconde qui passe, alors mon combat devient secondaire.

La vie, la mort – vivre, mourir. Pourquoi envie de vivre lorsqu’on est dans un état végétatif? Pourquoi envie de mourir? Cette pensée a traversé mon esprit lorsque j’ai tapé dans ce camion et commençait à m’éteindre sur le bord de la chaussée. Pour lui, plus rien actuellement lui donne envie de se battre, sans être un quelconque décideur mais pour son bien, il serait mieux pour lui d’en finir, comment? Éternel dilemme de la pensée humaine!

Avortement, fin de vie, des sujets délicats qui devraient être traités devant commission,famille,vidéo, choix du patient (avant qu’il perde la tête) afin de lui donner ce droit de mourir si il le désire… Mais les mentalités ont du mal à changer à l’époque où nous vivons en 2014, peut-être que demain nous aurons ce droit de choisir cette fin comme nous choisissons la couleur de notre cercueil et son emplacement, ou comme nous décidons par testament de choisir qui aura droit à notre héritage, donc il me semble logique et évident de faire la même chose sur notre existence personnelle lorsque celle-ci devient « lourde à vivre » voir végétatif…

Le vieil est mort le 13 Février 2014, et quelque part c’est aussi bien pour lui, à sa place j’aurai préféré même un peu avant, que Dieu est son âme! amen

Pour ma part, j’ai relativisé ce moment difficile passé à ses côtés d’une jambe contre la mort et m’a permis de comprendre que la vie et l’espoir sont de mises dans un combat , celui de croire à l’envie de réussir ce défi de la reconstruction avec sagesse et beaucoup de patience.

Un nouveau voisin, patient, colocataire vient d’arriver dans « notre chambre » et allons essayer de nous motiver mutuellement car lui a été 12 jours en réanimation et il a une vertèbre de fracturée, le bassin fracturé en deux avec traumatisme crânien , AIE !, je vais passer le reste de mon séjour avec lui jusqu’à ma sortie en HAD (hospitalisation à domicile).

 

 

( 5 mars, 2014 )

Article 8/ Des nuits de sommeil impossible

Avant cet accident, je dormais facilement 8h d’une traite en rêvant en permanence.

Actuellement et depuis ce 20 janvier (mis à part les 4 premières nuits où j’étais shooté à la morphine) je ne dors plus enfin presque plus. Mes nuits de sommeil sont régulées toutes les 1 à 2 h par un mal-être et une pause « pipi » (heureusement que j’ai un « pistolet » à ma disposition car je ne me verrais pas me lever toutes les heures à faire l’équilibriste à 2h ou 3h du mat la tête dans le cul).

Au début surtout(les 3 premières semaines), j’étais chaque nuit en age et changeais en pleine nuit de tee-shirt, mettais une serviette sous mon dos car mon drap était trempé.

Au fil du temps, j’ai commencé à prendre de moins en moins de doliprane  jusqu’à ne plus en prendre dès la 2è semaine pour éviter de tomber sous « l’addiction » des médicaments, d’ailleurs je crois avoir pris plus de doliprane durant cet accident que tout au long de mes 45 ans; j’ai donc réduit mes doses voir arrêté mais des maux de tête accompagné de mal de dos ont commencé à faire leur apparition en plus d’une certaine douleur au pied que je gérais assez bien, bref un tout juste assez pour me pourrir la nuit et vous réveiller.

Pour m’éviter certains soucis, je préfère continuer actuellement le traitement doliprane, ça m’enlève les maux de tête, un peu au niveau du dos(est-ce dû à mes postures cassées du quotidien de ma jambe en l’air? on analysera ce phénomène une fois le pieds au sol d’ici quelques semaines).

Aujourd’hui, je ne dors pas plus de 1 ou 2 heures par session alors je profite à chaque fois de ses réveils pour regarder la tv, ou écrire et faire une pause « pistolet », j’essaye de ne pas dépasser les 2/3 dolipranes par jour et fais toujours attention à positionner mon pied et ma jambe légèrement relevée par rapport à ma hanche pour avoir la meilleure circulation sanguine.

A chaque réveil et si je dois me lever, je dois me concentrer et me préparer à me lever sur une jambe en faisant attention de garder la jambe droite à l’horizontale, un mouvement d’équilibriste s’impose à chaque fois, je vous promets et vous mets au défi de le faire chez vous durant une journée, quelle galère!

Je fais encore plus gaffe  car ma seule jambe d’appuie qu’il me reste est abîmée par un ménisque usé, il serait dommage de m’éclater la deuxième, lol!  Bref j’essaye de ne pas craquer et prends sur moi en permanence, en me mettant dans un état d’esprit où je me dis que je n’ai pas le choix, qu’il faut se battre  et croire à la réussite d’un prompt rétablissement même si actuellement rien n’est sûr . J’essaye de m’auto-motiver, m’auto-coacher avec le sourire et le moral car si je compte sur la « joie de vivre » des autres , je suis foutu!.

Je suis seul certes dans ce combat et ne dois pas fréquenter l’image de la dépression, ne pas lâcher prise et continuer dans un sens positif.

D’où vient cette force ? Pour l’amour de la vie ? d’une jambe? ou tout simplement le fait de dire merci à la chance? au corps médical? aux moyens techniques? à moi-même? à l’envie de rêver pour mon art et de son infini? ou tout simplement à l’amour qui nous entoure et que ne nous voyons pas tout le temps tellement nous sommes pressés de réussir « notre existence »?

 

( 2 mars, 2014 )

Article 7/ Mes journées du 3 et 4 Février 2014 avec évolution de la plaie

 évolution plaie du 28.01.2014 (après ~14 caisson)

évolution plaie du 28.01.2014 (après ~14 caisson)

Lundi 3 Février 2014

Ce matin pas de caisson car de 9h à 10h30 nettoyage à vif de la plaie ouverte sans anesthésie surtout niveau 1(bas) où une grosse nécrose s’est formé au dessus de la cheville, le doc (responsable de l’intervention) l’analyse.

-1/ il découpe au scalpel plusieurs morceaux de tissus/fibrines morts sur le niveau 2 et 3 du mollet interne(actuellement bonne évolution grâce au caisson).

-2/ Il découpe en profondeur jusqu’à l’os sur le niveau 1 (haut cheville), pour le moment pas très beau, en attente…

-3/ nettoyage général de la plaie, « bandage » avec algostérile et autres compresses spécials

-4/ Discussion autour de l’éventualité de prendre des muscles sur mon dos pour « boucher le trou »  de la nécrose niveau 1

-5/ voir aussi prendre de la peau sur la cuisse gauche pour faire de « l’art déco » sur le niveau 3,2 et 1 (après réussite de la greffe de lambeau de muscle sur le niveau 1( tout cela au moment venu…)

-6/ l’évolution est bonne mais le taux de réussite de garder la jambe sans l’amputer n’est pas encore confirmée

Cet après-midi, il est prévu de me refaire une nouvelle attelle en résine car l’ancienne a été pourri par les sécrétions des pansements.

PS: avant l’accident, je fumais mais j’ai dû arrêter le jour de mon opération, cela fait maintenant 15 jours que je ne fumes plus, pas facile mais de toute manière , soit j’arrête de fumer ou soit on me coupe la jambe. 

évolution de la plaie au 2.02.2014 (après ~ 18 caissons)

évolution de la plaie au 2.02.2014 (après ~ 18 caissons)

 Mardi 4 Février 2014

Ce matin à 7h30, je suis parti au caisson à Pasteur, arrivé au caisson, j’ai commencé à ressentir des points de compression aux niveaux des orteils, de la cheville et du mollet, il s’avère que le plâtre en résine qui avait été fait fait hier , vite fait à l’arrache de (16h05 à 16h20) m’avait causé un œdème. En urgence par l’équipe médical du caisson hyperbare un contrôle du plâtre a été effectué ( la mousse a été enlevée pour le désépaissir et pour être refait ce jour ou demain et ayant loupé la séance de 8h, je suis donc passé à 11h , à 13h je revenais sur St Roch.

A 16h, visite surprise et technique de la plaie par 2 plasticiens de la chirurgie réparatrice qui vont analyser , expertiser, gratter sans anesthésie   la plaie ouverte, 17h30 c’est terminé, aieaieaie! j’ai morflé. Le caisson Hyperbare de 17h a été annulé.

évolution de la plaie au 6.02.2014 (après ~25 caissons)

évolution de la plaie au 6.02.2014 (après ~25 caissons)

 

( 2 mars, 2014 )

Article 6/ Mon programme intensif de soins au quotidien

lit médicalisé

Mes journées au quotidien à partir du 22 Janvier 2014 au 20 Février 2014

Je vis « 24h/24 – 7Jrs/7″ allongé sur ce lit pourri (car usé par le temps et creusé sous les fesses) ou sur des brancards(ambulances  ou au caisson hyperbare), la jambe droite toujours à l’horizontale et en l’air avec interdiction de la poser au sol ou en dessous de l’horizontale pour éviter la phlébite.

Qu’est-ce que la phlébite : ou thrombose veineuse, est la formation d’un caillot de sang (thrombus) dans une veine. Le caillot peut se former dans une veine superficielle, petite veine située entre la peau et les muscles, ou dans une veine profonde de plus gros calibre.
En général, le caillot de sang se forme dans une veine du mollet. À ce stade, le caillot colle à la paroi de la veine et peut y rester plusieurs jours sans s’accompagner de symptômes. Lorsque l’organisme ne parvient pas à le détruire, il peut s’étendre vers la cuisse, sous la forme d’une partie flottante qui peut se détacher facilement. Il y a alors un risque important d’embolie pulmonaire.

PROGRAMME 7 JOURS : 7

- Réveil tous les matins à 6h pour le petit déjeuner et la toilette sur le lit avec une bassine.

- 7h30 prêt à partir en ambulance direction le caisson hyperbare à l’hôpital Pasteur

- Premier Caisson hyperbare à 8h30 en semaine et weekend

- 10h30 / 11h retour hôpital St Roch en ambulance la semaine

- 12h/12h30 plateau repas

- 13h/16h30 repos, sieste, tv, lecture, écriture, méditation…visite des amis(es) sur rdv car invisitable .

- 16h30 prêt à partir  en ambulance direction le caisson hyperbare à l’hôpital Pasteur

- 19h30/20h retour hôpital St Roch en ambulance la semaine

- 20h/20h30 plateau repas, médicaments, piqure anticoagulant

- Weekend (samedi & dimanche) caisson hyperbare à 8h et 14h30, je reste sur place et déjeune à l’hôpital Pasteur.

                                                  ——————————————————————————

- Mes besoins et mes selles sont effectués au lit

- Mes pansements sont changés tous les 2/3 jours à l’hôpital St Roch avec évaluation et séance photos

- Mes pansements sont changés tous les 10/12  caisson hyperbare à l’hôpital Pasteur avec évaluation et séance photos

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