( 27 septembre, 2014 )

Article 40 : La chirurgie de reconstruction par greffe osseuse, QUEZACO ???

 

«  L’os est un tissu vivant qui a la faculté de se reconsolider. C’est pourquoi, chaque fois que nous pouvons utiliser une technique sans apport de greffon extérieur, nous le faisons.  » assure le professeur Philippe Chiron. Si la greffe s’avère indispensable, on privilégie l’autogreffe (voir illustration). Un exemple parlant : un patient victime d’une fracture importante de l’humérus s’est vu greffer une partie de son propre péroné à la place… (il faut savoir que l’on peut très bien se passer de la partie médiane du péroné). Cependant, l’allogreffe (voir illustration) est parfois la seule alternative, notamment chez des sujets âgés.

La greffe de tissu osseux présente l’avantage de ne pas nécessiter la compatibilité tissulaire (1) entre donneur et receveur. En effet, la matrice osseuse est très bien tolérée, car elle est composée à 69% de substances inorganiques et compte peu de cellules. Le patient n’a donc pas besoin de traitement anti-rejet, généralement lourd et dangereux pour la santé. «  C’est pourquoi on ne greffe pas le tissu avec ses vaisseaux nourriciers  », souligne le professeur Philippe Chiron. «  En somme, dans son principe, la greffe d’os reste comme l’implantation d’une prothèse, à la différence que l’os se reconstruit.  » Les cellules mortes du greffon sont en effet remplacées par les cellules du receveur.

La greffe osseuse trouve son application la plus prometteuse dans le traitement des cancers de l’os. «  Au début des années 80, 9 cas sur 10 de cancers de l’os chez l’adolescent avaient une issue fatale, malgré l’amputation. Aujourd’hui, grâce à la greffe osseuse, les malades survivent près de 3 fois sur 4, et en conservant leur membre !  » avance le professeur Frantz Langlais. La greffe d’os est aussi indiquée en complément des ré opérations de prothèses articulaires, car elle permet souvent d’éviter les interventions ultérieures liées à l’usure des prothèses. Malheureusement, le nombre limité de greffons disponibles ne permet pas de faire face à tous ces besoins.

C’est pourquoi la recherche met aujourd’hui tous ses espoirs dans des matériaux de remplacement. Les biomatériaux donnent des résultats encourageants, comme le corail des madrépores ; on travaille aussi sur l’os de synthèse, en céramique de phosphate de calcium. Mais la solution idéale réside, dit-on, dans une «  molécule inductrice  », présente naturellement dans la moelle osseuse et capable de faire repousser l’os chez le receveur. Elle existe bel et bien, et de plus, les chercheurs sont maintenant capables de la synthétiser par génie génétique. «  Le plus dur reste à faire,  » tempère le professeur Philippe Chiron, «  il faut s’assurer de son efficacité et de son innocuité.  »

 

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