( 5 mars, 2014 )

Article 8/ Des nuits de sommeil impossible

Avant cet accident, je dormais facilement 8h d’une traite en rêvant en permanence.

Actuellement et depuis ce 20 janvier (mis à part les 4 premières nuits où j’étais shooté à la morphine) je ne dors plus enfin presque plus. Mes nuits de sommeil sont régulées toutes les 1 à 2 h par un mal-être et une pause « pipi » (heureusement que j’ai un « pistolet » à ma disposition car je ne me verrais pas me lever toutes les heures à faire l’équilibriste à 2h ou 3h du mat la tête dans le cul).

Au début surtout(les 3 premières semaines), j’étais chaque nuit en age et changeais en pleine nuit de tee-shirt, mettais une serviette sous mon dos car mon drap était trempé.

Au fil du temps, j’ai commencé à prendre de moins en moins de doliprane  jusqu’à ne plus en prendre dès la 2è semaine pour éviter de tomber sous « l’addiction » des médicaments, d’ailleurs je crois avoir pris plus de doliprane durant cet accident que tout au long de mes 45 ans; j’ai donc réduit mes doses voir arrêté mais des maux de tête accompagné de mal de dos ont commencé à faire leur apparition en plus d’une certaine douleur au pied que je gérais assez bien, bref un tout juste assez pour me pourrir la nuit et vous réveiller.

Pour m’éviter certains soucis, je préfère continuer actuellement le traitement doliprane, ça m’enlève les maux de tête, un peu au niveau du dos(est-ce dû à mes postures cassées du quotidien de ma jambe en l’air? on analysera ce phénomène une fois le pieds au sol d’ici quelques semaines).

Aujourd’hui, je ne dors pas plus de 1 ou 2 heures par session alors je profite à chaque fois de ses réveils pour regarder la tv, ou écrire et faire une pause « pistolet », j’essaye de ne pas dépasser les 2/3 dolipranes par jour et fais toujours attention à positionner mon pied et ma jambe légèrement relevée par rapport à ma hanche pour avoir la meilleure circulation sanguine.

A chaque réveil et si je dois me lever, je dois me concentrer et me préparer à me lever sur une jambe en faisant attention de garder la jambe droite à l’horizontale, un mouvement d’équilibriste s’impose à chaque fois, je vous promets et vous mets au défi de le faire chez vous durant une journée, quelle galère!

Je fais encore plus gaffe  car ma seule jambe d’appuie qu’il me reste est abîmée par un ménisque usé, il serait dommage de m’éclater la deuxième, lol!  Bref j’essaye de ne pas craquer et prends sur moi en permanence, en me mettant dans un état d’esprit où je me dis que je n’ai pas le choix, qu’il faut se battre  et croire à la réussite d’un prompt rétablissement même si actuellement rien n’est sûr . J’essaye de m’auto-motiver, m’auto-coacher avec le sourire et le moral car si je compte sur la « joie de vivre » des autres , je suis foutu!.

Je suis seul certes dans ce combat et ne dois pas fréquenter l’image de la dépression, ne pas lâcher prise et continuer dans un sens positif.

D’où vient cette force ? Pour l’amour de la vie ? d’une jambe? ou tout simplement le fait de dire merci à la chance? au corps médical? aux moyens techniques? à moi-même? à l’envie de rêver pour mon art et de son infini? ou tout simplement à l’amour qui nous entoure et que ne nous voyons pas tout le temps tellement nous sommes pressés de réussir « notre existence »?

 

2 Commentaires à “ Article 8/ Des nuits de sommeil impossible ” »

  1. bracco dit :

    la douleur que tu ressens ou le combat quotidien de garder ta jambe en l’air et de faire gaffe à tout instant font que je suis fière de toi car ts ces détails feront ta guérison et toute la différence ; prends soin de toi …

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